Tout le monde sait, connaît et reconnaît la puissance énorme de frappe militaire américaine. Mais, pour des raisons impériales militaro économique, Bush et consort voulaient à tout prix s'attaquer et détruire l'Irak pour s'accaparer de ses richesses pétrolières.

Alors, avec l'expérience de la machine de guerre hollywoodienne l'Oncle Sam avec l'appui des spécialistes de Hollywood et des grands spécialistes de la propagande et des médias vont mettre en pratique la logique Bush qui consiste à démontrer à l'opinion mondiale que l'Irak possède des armements de destruction massive, capable de s'attaquer aux intérêts occidentaux pas seulement au Moyen Orient mais partout ailleurs sur la planète. Dès lors les USA ont fait appel à toutes les puissances occidentales pour une alliance contre le mal. Très vite le monde occidental s'est mobilisé autour de l'armada américaine pour s'attaquer et détruire le mal avant qu'il soit trop tard.

Sur base d'un mensonge grossier tout le moyen orient a été chambardé et les conséquences sont désastreuses pour toutes les populations de l'Irak, de la Syrie et au-delà. Le passage du bulldozer américain a laissé derrière lui, destructions et désolation et comme héritier un monstre, l'EI, dont les ondes de chocs ont été ressentis partout en Europe. Conséquences logiques, un déferlement de réfugiés qui fuyaient les violences des guerres se sont dirigé vers les pays européens pour trouver asile, refuge et paix.

C'est le début de ce que les Européens égocentriques et certains médias appellent « la crise migratoire ». Ce qui veut dire en clair, d'un côté on bombarde et on détruit les infrastructures et de l'autre côté en Europe on construit des barrières, des murs et des barbelés pour empêcher les migrants économiques et les réfugiés d'atteindre les rives des pays européens. Et, comme si ce n'était pas assez on a fait appel à la logique Bush. Puisque ça a marché au niveau international pourquoi ça ne marchera pas au niveau national des pays européens surtout gouvernés par des populistes tels le Hongrie, l'Italie et la Pologne. La recette est facile et les médias de propagande sont là pour la faire mousser. Criminaliser les réfugiés et les demandeurs d'asile et rendre les pays européens victimes de l'invasion d'éventuels terroristes, malfaiteurs et violeurs. Ainsi on peut justifier l'injustifiable, les refouler, les maltraiter et continue r à renforcer la construction de la forteresse Europe tout en les culpabilisant comme une menace contre les valeurs européennes. C'est vraiment le monde à l'envers.
Ce concept de criminalisation des migrants ouvre la porte de pandore. Entre temps je réitère et confirme que le populisme actuellement, au moment d'écrire ces lignes est en pleine expansion, encouragé par l'avènement Trump des organisations évangélistes ultra-conservatrices et les néofascistes commencent lentement mais inévitablement à imposent leurs idées. En réalité ils sont contre tout, entre autres, ils sont contre l'euthanasie, l'avortement, les droits des homosexuels, les droits de l'homme, ils sont islamophobes, antisémites, contre les noirs, les chômeurs et l'égalité des sexes.
Partout, les contrôles policiers de faciès et la répression augmentent, l'amalgame s'installe et on ne fait plus la distinction entre citoyens d'origine migrante installés depuis des décennies, réfugiés, demandeurs d'asile, illégaux, réguliers, irréguliers, trafiquants de drogue etc., tout le monde est mis dans le même panier. L'image du migrant surtout musulman se dégrade, le vivre ensemble est mis à l'indexe, le discours politique se corse, les médias enfoncent le clou par manque d'objectivité et le citoyen européen se replie sur soi-même et ne sait plus à quel saint se vouer.
A long terme ce discours rétrograde, populiste et simpliste est très dangereux pas seulement contre les minorités mais contre toute la population européenne. Le populisme rampant et l'extrême droite qui gagne du terrain ne sont pas un hasard ou un effet spontané. Il y a un agenda derrière, il y a des objectifs hypothétiques à long terme. L'extrême droite BCBG, costume cravate, se présente avec une face d'ange est devenue pour plusieurs politiciens plus fréquentable et apte à partager le pouvoir à tous les niveaux politiques. L'histoire récente nous démontre le contraire. Hitler a été élu démocratiquement à la tête du régime nazi, mais à quel prix. Si l'Europe ne réagit pas immédiatement avec véhémence pour rectifier le tir il y aura sans aucun doute un Hitler à la tête de chaque pays européen.
Si on sombre tous dans un sommeil profond, l'histoire risque malheureusement de se répéter. Nous serons les premières victimes certes, mais nous ne sommes que des petits menus d'entrée mais c'est vous qui serez le dindon de la farce. Avec le changement climatique, la mondialisation et l'internationalisation, universellement le monde politique a changé radicalement. Il n'y a plus de partis politiques traditionnels représentatifs, il n'y a plus de leaders politiques charismatiques comme auparavant. La gauche a tendance à disparaître, la droite aussi et le clivage droite gauche est aussi définitivement terminé. En France il n'y a que Marine Le Pen comme opposition. La gauche et la droite sont en agonie ou en phase terminale. En Belgique, surtout en Flandre il n'y a que le centre droit et l'extrême droite qui a gagné du terrain. Tous les partis traditionnels ont perdu les élections à l'exception des verts et du PTB-PVDA.
Partout en Europe la fragmentation des partis politiques a laissé le champ libre aux mouvements extrémistes d'exprimer le ras le bol de la population.

  Sarie

Dans une vraie démocratie constitutionnelle et dans les pays de droit il y a place à toutes les tendances politiques ainsi qu'à une majorité qui gouverne et une opposition constructive. Dans l'avenir les éventuels gouvernants ne doivent pas se baser uniquement sur les programmes des partis mais sur la volonté du peuple qui les a choisi avec la condition sine qua non d'une démocratie participative car la démocratie représentative est complètement et irrémédiablement révolue.

Source: Sarie Abdeslam Bruxelles, le 14 juin 2019