Les "villes sanctuaires" sont des communes qui limitent leur coopération avec les agents fédéraux en charge de l'immigration. La Maison Blanche aurait tenté de mettre en place cette mesure à deux reprises au cours des six derniers mois.

 La Maison Blanche a fait pression sur les services américains chargés de l'immigration pour relâcher des clandestins dans les rues de "villes sanctuaires". Les "villes sanctuaires" sont des communes, souvent dirigées par des démocrates, qui refusent d'arrêter à grande échelle les migrants en situation irrégulière, limitant leur coopération avec les agents fédéraux chargés de l'immigration, comme San Francisco ou Los Angeles par exemple.

Deux précédentes tentatives
Le Washington Post a rapporté jeudi que la Maison Blanche avait envisagé de mettre en place ces mesures à au moins deux reprises ces six derniers mois. Des responsables de la Maison Blanche auraient, en novembre dernier, demandé à plusieurs agences si des membres de la caravane de migrants approchant alors de la frontière américaine pourraient être arrêtés et transportés ensuite en autocar "vers des villes sanctuaires petites et intermédiaires", écrit le quotidien de la capitale américaine.
La Maison Blanche a alors précisé à la police de l'immigration (ICE) que son objectif était de pallier le manque d'espace de détention mais aussi d'envoyer un message aux démocrates, raconte le Post. Un programme qui a suscité l'inquiétude de l'Immigration and Customs Enforcement.

"Menace à la sécurité nationale"
La Maison Blanche a de nouveau évoqué cette idée en février, conduisant le département juridique de l'ICE à la rejeter, selon le Washington Post.
"C'était simplement une suggestion qui a été mise sur la table et rejetée, ce qui a mis fin aux discussions", a réagi dans un communiqué un responsable de la Maison Blanche, cité par le Washington Post.
Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale son cheval de bataille et a dépeint les milliers de migrants venus d'Amérique centrale ces derniers mois comme une menace à la sécurité nationale, accusant régulièrement les démocrates de laxisme.

Source : bfmtv.com/12-04-2019