Art-et-Patrimoine-11Image : la Bahia de Marrakech

Le livre «Villes-paysages du Maroc: Rabat, Marrakech, Meknès, Fès, Casablanca», de Mounia Bennani aux éditions La Découverte, est un ouvrage où se côtoient d’innombrables plans historiques, dessins et photographies. Cette iconographie exceptionnelle accompagnée d’un texte érudit, lève le voile sur ce patrimoine végétal qui marquera définitivement l’urbanisme et le paysage du royaume chérifien.

A la fin du XIXe siècle, l’Américain Frederick Law Olmsted, les Britanniques Ebenezer Howard et Raymond Unwin ou le Français Tony Garnier sont des pionniers. Architectes et paysagistes, ils sont les premiers à avoir pensé l’aménagement moderne des grandes villes en y incluant la nature. Et comment imbriquer parcs, ceintures de verdure, jardins et espaces vides au cœur et autour des villes. 

Entre 1912 et 1956, le Maroc est alors sous protectorat français. «Les colonies vont apparaître comme des laboratoires d’expérimentation privilégiés (…) et l’occasion pour la France de mettre en pratique les plans d’aménagement et le concept de système de parcs restés sans application en métropole.»

Résumé historique

Art-et-Patrimoine-11Les premiers habitants connus du Maroc, les Berbères ont été les précurseurs dans le domaine de l'artisanat surtout dans le travail de la laine (tapis), le fer et l'argent (bijoux), ustensiles divers et l'argile (poterie). Après l'islamisation et la venue des Arabes, d'autres formes d'artisanat se sont développées : travail du cuivre (ustensiles divers, tables), du bois, de l'oseille, de l'alfa et de l'argile (poterie). Cet artisanat couvre pratiquement tout le Maroc et chaque région possède ses propres spécialités, tirées des matières premières qui s'y trouvent en abondance. Mais les villes les plus connues pour leur artisanat sont Fès (cuir, cuivre, argent, or, tissus), Marrakech (cuir, cuivre, tapis), Essaouira (bois, tapis, argent) et Rabat-Salé (poterie). Les régions d'Agadir et du Tafilalet possèdent aussi un artisanat de valeur. Par ailleurs, c'est dans la seule ville de Meknès que l'on peut rencontrer des artisans qui pratiquent la damasquinerie (art de la gravure sur acier qui permet de confectionner vases, bijoux...)

Un important gisement économique

L'artisanat Marocain est très diversifié, il fait appel à plusieurs matières premières tel la laine, le cuir, le bois, l'oseille, l'alfa, le doum, l'argile, la pierre, le marbre, le cuivre, le fer, l'argent, l'or etc.

Panorama d’un artisanat composite

Fontaine hommage réalisé par des mâalems-artisans avec un bassin en zellige marocain, rappelant les négociations pour l'indépendance du Maroc, dans le parc de verdure d'Aix-les-Bains

Art-et-Patrimoine-3La Directrice générale de l’UNESCO condamne la destruction de l’Arc de triomphe de Palmyre : "les extrémistes ont peur de l'Histoire"

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a vivement condamné la destruction de l’arc de triomphe de Palmyre, monument civil deux fois millénaire et symbole de la ville inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

«Cette nouvelle destruction montre à quel point les extrémistes sont terrifiés par l’histoire et la culture, car la connaissance du passé décrédibilise et délégitime tous les prétextes utilisés pour justifier ces crimes, et les font apparaitre pour ce qu’ils sont : une pure expression de haine et d’ignorance. Palmyre incarne dans sa pierre tout ce les extrémistes ont en horreur : la diversité culturelle, le dialogue des cultures, la rencontre des peuples de toutes les origines dans cette cité caravanière entre l’Europe et l’Asie.En dépit de leur acharnement criminel, les extrémistes ne parviendront jamais à effacer l’histoire, ni à passer sous silence la mémoire de ce site qui incarne l’unité et l’identité du peuple syrien.  Chaque nouvelle destruction doit nous encourager à faire connaître la signification de ce patrimoine, dans les musées, dans les écoles, dans les médias… Cela fait partie intégrante du sauvetage de la ville, et de la lutte mondiale contre le nettoyage culturel qui sévit au Moyen-Orient. Je salue les professeurs, les journalistes, les associations et les professionnels de la culture et tous les citoyens qui participent à cet effort, et aident à transmettre l’histoire de Palmyre aux générations futures.