Deux wagons de train éventrés par les explosions, des corps, des morceaux de rail dans un rayon de deux kilomètres, des débris de train et des éclats: tout cela est toujours ancré dans la mémoire des habitants d'un petit village serbe, qui ont vu de leurs propres yeux tout ce que l'Otan qualifie de « dommages collatéraux». Il y a 20 ans, le 12 avril, deuxième jour de la Pâque orthodoxe, le train de passagers numéro 393 reliant Nis à Vranje et à Ristovac traversait le village de Grdelica (entre 2.000 et 3.000 habitants) au sud de la Serbie. A 11h40, les habitants de Grdelica ont été secoués par une puissante explosion qui a soufflé les fenêtres et les portes. Les habitants de ces maisons ont immédiatement compris que l'aviation de l'Otan bombardait le pont Sarajevski à proximité de la rivière Juzna Morava.

insolites-12La Pegase de la société française Vaylon va tenter, au matin du mercredi 14 juin, de faire effectuer à son buggy suspendu à un parachute, une traversée de plus de 50 km entre la Côte d'Opale et Douvres.

En 2014, nous vous présentionsun concept étonnant de machine volante : la Pégase. Un petit buggy qui se déplace sur la route comme dans les airs, alors suspendu à une grande voile (presque 40 m carrés) de parapente. A l'époque, cette machine n'avait encore effectué que quelques tests sur route, et pas encore dans les airs. Depuis, du chemin a été parcouru au propre comme au figuré. Au point que la Pégase s'apprête à parcourir 50 kilomètres dans les airs entre l'aérodrome d'Ambleteuse (Pas de Calais) et Douvres, en Angleterre. Cela se passera ce mercredi 14 juin 2017, si les conditions météos le permettent.  "Il ne faut pas que le vent soit supérieur à 30 km/h, sinon ça devient compliqué" explique Jérôme Dauffy, président de Vaylon, la société française qui a conçu la Pégase. "Le vol devrait durer un peu plus d'une heure" estime-t-il. Le programme prévoit un décollage dans la matinée de mercredi à partir de 7h sur un petit aérodrome tout près de Douvres.

insolites-11Même à reculons, les fourmis réussissent à rejoindre leur nid. Leur secret ? La mise en œuvre conjointe de multiples stratégies de repérage…

On pensait que la mémoire visuelle des fourmis était égocentrée. En d’autres termes, on croyait que pour reconnaître la route qui mène à son nid, une fourmi devait toujours l’aborder avec la même orientation. Mais une équipe menée par Antoine Wystrach, de l’université Paul-Sabatier à Toulouse et en collaboration avec l’université d’Edinburgh, en Écosse, a montré que ces insectes se repèrent dans l’espace quelle que soit l’orientation de leur corps. Ces chercheurs ont réalisé près de Séville une étude de terrain portant sur des fourmis de l’espèce Cataglyphis velox. Ils ont d’abord repéré un nid actif de fourmis dans le désert et, à l’aide de parois amovibles, ont construit un circuit de plusieurs mètres partant du nid par le nord et le rejoignant par l’est. À l’aide de nourriture, ils ont motivé les fourmis à circuler sur cette route et à la mémoriser. Ils ont alors intercepté des fourmis qui avaient effectué les trois premiers mètres du parcours, orientés plein nord, puis les ont déplacées quelques mètres plus loin sur le chemin et leur ont donné un morceau de biscuit plus ou moins gros. Les fourmis ont un système de navigation interne qui leur permet de toujours savoir dans quelle direction et à quelle distance se situe leur nid.