a-la-une-175Le discours royal du 14 octobre est limpide. Il s’attaque fermement à l’une des tares majeures du système institutionnel national : l’administration. La nécessité de l’amélioration de sa relation avec les citoyens, et son corolaire l’extirpation en son sein du clientélisme, de la corruption et du passe-droit, est évoquée sans détour. L’idée de la « ‘amâna », la noblesse dans l’action et l’éthique politique, qui placent l’intérêt général au-dessus de tout, s’y trouvent glorifiées. Le discours du Souverain fait obligation à l’administration « d’être au service du citoyen » marocain, quels que soient sa qualité, sa chapelle religieuse et partisane ou ses lieux de résidence.

Il s’agit en l’occurrence de rompre avec la conception d’une administration opaque, aux méthodes d’accueil et de décision surannées, constituant un frein au développent économique et un obstacle à des relations humaines et citoyennes apaisées. Il est donc impératif que les termes de ce discours soient traduits, sans tergiversations, en actes concrets, afin de concilier le Dire Souverain avec le Faire administratif.

a-la-une-157L’exercice des droits civiques est un principe intangible en démocratie. C’est un élément constitutif de la liberté et de la dignité humaine. Il ne peut-être restreint ou exclusif, réservé à une catégorie de personnes à l’exclusion des autres, sous peine de porter préjudice à l’idée même de démocratie. Priver, sans raison valable, une seule personne, fusse un « salafiste » controversé, de cet exercice est une infamie. En priver arbitrairement prés de cinq millions de marocains installés à l’étranger, c’est une ignominie.

L’arroseur arrosé

La campagne électorale pour les législatives marocaines du 7 octobre 2016 est rentrée dans sa ligne droite. Comme ces devancières, elle est fade et cacophonique, terriblement allergique aux programmes ambitieux qui ouvrent au pays des perspectives ambitieuses et donnent à son peuple de l’espérance (emploi, éducation, accès à la santé, égalité économique et sociale, liberté d’expression et d’entreprendre…). La tactique électoraliste a pris le pas sur tout. Changer de casaque politique ou d’écurie partisane, renier ses principes idéologiques, voire s’allier avec « le diable », ou racler le fond des marécages pour rattraper des « alligators », constituent l’unique plateforme politique et électorale proposée aujourd’hui aux marocains.

espace-associatif-4Le coup d'envoi du cycle des conférences "leaders d'affaires" organisé par le ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration et l'Association "Injaz Al-Maghrib" a été donné, récemment à Oujda.

 Ce cycle, qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d'une convention de partenariat signée, le 16 novembre à Rabat, entre le ministère et ladite association, prévoit l'organisation de conférences "leaders d'affaires" dans 10 villes marocaines, animées par des entrepreneurs marocains résidant à l'étranger ayant réussi leur parcours et souhaitant partager leurs expériences avec les étudiants marocains. 

S'exprimant à l'ouverture de cette rencontre, Mounia Haoudi Merzak, directrice de la communication au ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration, a indiqué que cette initiative vise essentiellement à partager les expériences des chefs d'entreprise avec les jeunes, à renforcer l'échange et la coopération entre les entrepreneurs et les jeunes et à établir des ponts entre l'entreprise et l'école.De son côté, le PDG de l'Association Injaz Al-Maghrib, Mhammed Abbad Andaloussi, a mis l'accent, dans une déclaration à la MAP, sur l'importance que revêt ce genre de rencontres, vu qu'il permet aux jeunes de prendre connaissance et de s'inspirer d'expériences entrepreneuriales réussies, relevant que ce cycle de conférences figure parmi les initiatives lancées par l'association en vue d'ancrer l'esprit entrepreneurial chez les jeunes et de les encourager à intégrer le monde des affaires.