"Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.
Excellence Monsieur Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad et Président en exercice de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens ;
Excellences Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement des Etats membres ;
Excellences Mesdames et Messieurs,

La Feuille de Route relative à la formation professionnelle et à la création de "Cités des Métiers et des Compétences", présentée jeudi devant SM le Roi Mohammed VI, vient opérer un saut qualitatif dans le domaine de la formation professionnelle et dans l'accompagnement de la dynamique de développement que connaît le Maroc, à la faveur des orientations éclairées du Souverain, a affirmé le président du Conseil régional (CR) de Souss-Massa, Ibrahim Hafidi.

Il est de coutume, dans certaines cultures, de faire des vœux au passage d’une étoile filante ou en soufflant sur les aigrettes d’un pissenlit. Ce 31 décembre, vers minuit, le ciel de Paris était gris, il faisait froid et il pleuvait. Pour annoncer la fin d’une année (2017) et le début d’une autre (2018), les feux d’artifice remplissaient le ciel parisien de mille étoiles aux bonheur de milliers de citadins. La Tour Eiffel scintillait de mille feux (20 000 ampoules) et ses 2 faisceaux lumineux balayaient les environs sur un rayon de 80 km.

Alors j’ai fait un vœu à ma manière (louange à Dieu) : « l’ouverture en cette année 2018 du Centre Culturel Marocain (CCM), inauguré par le Roi Mohammed VI, le 17 février 2016 ».

SM le Roi

SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a pris part, mardi après-midi à Paris, aux travaux du Sommet international sur le climat ”One Planet Summit”.

Le Souverain est arrivé  à l’Ile de Seguin, site du sommet, à bord d’une péniche en compagnie du Président français Emmanuel Macron et des chefs d’État et de délégation participants.
La participation de SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, au Sommet du climat (One Planet Summit) et le leadership du Souverain pour le développement durable du continent africain ont été hautement salués à l’ouverture de cet événement planétaire.
«Nous remercions SM le Roi Mohammed VI qui a tenu par Sa présence à cette séance d’ouverture marquer Son engagement pour la cause du climat par l’organisation de la COP 22, Son leadership pour le développement durable du continent africain et un ambitieux programme de développement des énergies renouvelables», a affirmé le modérateur de la séance d’ouverture en présence du président français, Emmanuel Macron, du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, du président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, de la première ministre britannique Théresa May, du chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, de l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, ainsi que de plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement.
«SM le Roi Mohammed VI démontre combien la question du climat est universelle et concerne tous les pays du sud et du nord», a affirmé le modérateur.

Il a également souligné la présence de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan comme étant “un symbole fort de l’implication de la jeunesse” pour la cause climatique.
«Permettez-moi également de souligner combien la présence du Prince Héritier Moulay El Hassan est aussi un symbole fort de l’implication de la jeunesse pour défendre l’avenir de la planète».
Au début de la cérémonie d’ouverture, qui a été marquée par les allocutions du président français, celle du secrétaire général de l’ONU et du président de la Banque Mondiale, les chefs d’État et de délégation ont assisté à la projection d’une vidéo sur l’adoption le 12 décembre 2015 de l’accord de Paris sur le climat.


La participation du Souverain à cette conférence planétaire qui vise à remobiliser autour d’initiatives et de projets concrets, en mettant un accent particulier sur le financement, traduit le souci permanent de Sa Majesté d’engager et d’encourager les initiatives concrètes en faveur de la préservation de l’environnement et de l’atteinte des objectifs liés aux engagements pris lors des différentes conférences climatiques, notamment celle de Marrakech où le Royaume s’est distingué comme étant un acteur dynamique résolument engagé dans la lutte contre les changements climatiques.

La participation Royale à ce conclave décisif pour la planète, qui vise à unifier l’action mondiale en faveur de la question climatique, illustre de manière éloquente l’intérêt particulier qu’accorde le Maroc à cette question vitale pour l’humanité. Il se concrétise aussi par les multiples initiatives portées par SM le Roi en faveur de l’Afrique en particulier, en témoigne notamment l’initiative triple A lancée sous l’impulsion du Souverain à l’occasion de la COP 22 de Marrakech et qui a pour objectif l’adaptation de l’agriculture africaine pour faire face aux défis du changement climatique.

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L’élan de dynamisme du Royaume en faveur de la question climatique s’est consolidé après la COP de Paris, de Marrakech et celle de Bonn sous présidence Fidjienne par des initiatives et des prises de positions courageuses dans le but de mobiliser l’effort mondial en matière de lutte contre les changements climatiques, notamment les financements requis afin de mener les actions concrètes à la mesure des périls qui guettent la planète.

Au plan national, le ”One Planet Summit” offre l’occasion pour le Maroc de faire la démonstration concrète de son engagement pour la mobilisation de tous les moyens, notamment financiers pour contribuer à l’effort mondial de lutte contre les changements climatiques.

Le Royaume aborde en effet la question du financement du climat avec un engagement national d’atteindre 52 % d’électricité d’origine renouvelable en 2030 et de réduire de 42 %  ses émissions de GES d’ici à 2030.  Cet objectif nécessite une enveloppe estimée à 45 milliards de dollars.

A cet effet, le Maroc est le premier bénéficiaire du Fonds Vert pour le climat, qui a approuvé 21 projets marocains sur les 54 projets africains.

Le Royaume peut donc se prévaloir aujourd’hui d’être un acteur des plus agissants de par le monde en matière de préservation de l’environnement, tellement il a pris conscience très tôt des grands défis du développement durable, lesquels ont figuré en pole position des projets et réalisations initiés par SM le Roi.

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Le Maroc poursuivra, avec une forte détermination, ses projets inscrits dans ses plans nationaux pour la préservation de l’environnement et continuera, avec le même élan d’engagement, à mobiliser la conscience internationale pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris de limiter l’élévation de la température moyenne de la Terre à bien au-dessous de 2 °C et aussi près que possible de 1,5 °C.

Réuni à l’initiative du président français Emmanuel Macron le « One PlanetSummit » (OPS) intervient quelques semaines seulement après la COP 23 qui avait eu lieu à Bonn (7-16 novembre) et en perspective d’importantes échéances durant les deux prochaines années, notamment le sommet des acteurs non étatiques en septembre 2018 en Californie, la COP 24 en décembre 2018 en Pologne et le Sommet du Climat de l’ONU en septembre 2019.

Le sommet de Paris entend s’inscrire au cœur de l’Agenda international pour le climat et se veut une occasion d’affirmer un nouveau leadership.

Plusieurs chefs d’État et de gouvernement, de hauts responsables d’institutions internationales (Banques de développement, organisations internationales, entreprises, fonds, banques investisseurs, et gouvernement locaux), y ont d’ailleurs répondu présent.

Source : MAP/ 12 décembre, 2017 

le climat

Le One Planet Summit, organisé à la Seine Musicale, sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt, se tient ce mardi 12 décembre, deux ans jour pour jour après le vote historique de l'accord de Paris au Bourget. À l'unanimité, les pays s'étaient engagés à limiter le réchauffement de la planète au-dessous de 2 °C, par rapport au début de l'ère industrielle.

Ce nouveau sommet, voulu par Emmanuel Macron avec le soutien de l'ONU et de la Banque mondiale, doit rallumer la flamme de l'engagement des pays et favoriser les « financements du climat » publics et privés. Les entreprises, d'ailleurs au cœur de cette mobilisation, ont multiplié les annonces ces derniers jours visant à montrer leur engagement « vert ».

Le président français a séduit 53 à 54 chefs d'État et de gouvernement (Allemagne, Bangladesh, Égypte, Hongrie, îles Fidji, îles Marshall, Maroc, Mali, Mexique, Norvège, Royaume-Uni, Tunisie, etc.). 130 pays sont représentés au niveau ministériel, autour de 4 000 participants, dont un millier de journalistes. Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, ainsi que ses deux prédécesseurs (Ban Ki-moon et Kofi Annan) sont attendus.

Accélérer les financements

L'idée du sommet a émergé en juillet dernier, à la fin du G20, où tous les pays sauf les États-Unis ont reconnu le caractère « irréversible de l'accord de Paris ». Le One Planet Summit se veut comme un accélérateur de la lutte contre les dérèglements du climat. Il s'insère avant le sommet des acteurs non étatiques prévus à San Francisco, en septembre 2018, la publication cette même année d'un rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (Giec) sur les efforts à réaliser pour limiter la hausse du réchauffement à 1,5 °C et, enfin, les deux prochaines COP (conférence climat), en Pologne (2018) et au Brésil (2019).

Le One Planet Summit n'est pas une COP, assure-t-on à l'Élysée. Ce sommet est plus spécifiquement consacré «au financement des actions climatiques » et «à la nature des flux financiers attendus par l'accord de Paris», ajoute-t-on dans l'entourage d'Emmanuel Macron.

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Séance de rattrapage

Mais comme peu de financements nouveaux ont été annoncés à la dernière COP, à Bonn, en novembre, élus et ONG espèrent que les États riches vont mettre la main au portefeuille. Matthieu Orphelin, ex-porte-parole de la Fondation pour la nature et l'homme, devenu député de La République en marche, « souhaite que la France marque la scène internationale en annonçant un renforcement de ses financements climat vers les pays les plus vulnérables, notamment via l'aide publique au développement et le financement de l'adaptation (pour faire face aux changements climatiques, NDLR.). Et l'objectif de 100 milliards de dollars par an promis par les pays développés n'est pas encore atteint.» Même constat d'Armelle Le Comte, de l'ONG Oxfam, qui se demande «si le sommet du 12 décembre est une séance de rattrapage de la COP23 ».

 

L'Union européenne, via ses pays membres, revendique la place «de premier contributeur au monde pour le climat, avec une enveloppe totale de 20,2 milliards d'euros en 2016, en hausse de 15 %». Elle devrait annoncer des solutions pour attirer des fonds privés pour l’environnement.

Les « règles prudentielles » pourraient être aménagées, notamment pour réduire la part de capitaux nécessaires pour des investissements en faveur du climat.Et l'Europe, qui contribue à 49 % au Fonds vert, est en première ligne pour chercher des financements nouveaux à ce fonds qui devait être doté de 10 milliards de dollars. La défection des États-Unis laisse un «trou» de 2 milliards.

Gouttes d'eau

Mais les financements promis sont des gouttes d'eau par rapport aux besoins estimés «à 6000 milliards de dollars par an, pour les investissements dans les infrastructures vertes, dont 4000 milliards pour les pays du Sud», rappelait récemment Gaël Giraud, économiste en chef de l'Agence française de développement.

Une lueur d'espoir a été allumée lundi par EDF, qui prévoit d'installer 30 gigawatts de capacité solaire en France, l'équivalent de celle de 30 réacteurs atomiques du type Fessenheim, entre 2020 et 2035, pour 25 milliards d'euros. «Par son ampleur, ce projet est presque comparable au début du programme électronucléaire», se réjouit Matthieu Orphelin.

Toutefois, les ONG déplorent que seulement 17 % des recettes de la taxe française sur les transactions financières soient allouées aux pays en développement. L'Europe, de son côté, hésite à instaurer une taxe comparable, malgré neuf ans de discussions. Par ailleurs, le cours de la tonne de dioxyde de carbone (7,20 euros sur le marché européen) est trop faible. Pour être compatible avec « l’accord de Paris,  il faudrait que les prix atteignent 40 à 80 dollars par tonne en 2020 et entre 50 et 100 dollars en 2030. L'Europe peut relever ses prix rapidement », affirme l'économiste Nicholas Stern.

Source : lefigaro.fr/ Par : Marc Cherki / Publié le 11/12/2017